Martin Robic, lauréat 2011

Après un baccalauréat scientifique, Martin Robic a réalisé une mise à niveau en Arts Appliqués à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile dans le nord de la France, suivi d’un Diplôme des Métiers d’Arts en cinéma d’animation dans la même école.

C’est cette voie qu’il va choisir de poursuivre en entrant à l’école des Gobelins à Paris, réputée dans cette pratique. Cette formation, qu’il termine en 2021, lui a permis d’apprendre « davantage la technique inhérente au médium et la solidité du dessin ».

Je cherche à créer des personnages définis dans le but de les animer ensuite ou de leur faire vivre des histoires par la bande dessinée.

Martin Robic a toujours dessiné, et s’est particulièrement intéressé à la bande dessinée en classe de 3ème, année durant laquelle il alimente régulièrement son blog personnel. Ces derniers temps, le regard qu’il porte sur ses créations évolue : « J’ai longtemps vu le dessin comme un médium de narration plus qu’une fin en soi. Depuis quelques temps je me reconcentre sur l’essence même du dessin et de la création d’une image, d’un visuel, en tant que tel. C’est déroutant à quel point c’est une route sans fin, avec de multiples embranchements, des choix permanents pour essayer de fabriquer des images les plus jolies ou les plus touchantes qu’il soit ».

Quand nous l’interrogeons sur son style, Martin le définit comme fluctuant car il avoue « vouloir faire un peu de tout » et arrive ainsi, parfois, à « s’éparpiller ». Il fait vivre des histoires à ses personnages par deux biais différents : l’animation et la bande dessinée, en fonction de ses inspirations. D’ailleurs, il utilise également plusieurs techniques pour arriver à ses fins. Pour l’animation, il utilise beaucoup l’ordinateur car l’outil lui offre la précision nécessaire pour ce médium. Quand il s’attelle à la bande dessinée où à l’illustration, il préfère travailler sur papier mais n’a pas de préférence quant aux crayons.

Mes influences principales et les artistes que j’admire le plus sont ceux que j’ai la chance d’avoir dans mon cercle d’amis, que j’ai pu rencontrer pendant mes études.

Ses références évoluent sans cesse et prennent leurs sources dans divers
médiums : tout d’abord, le cinéma semi-indépendant américain avec des figures comme Nicolas Winding Refn (Drive, Too Old to Die Young) ou David Lynch (Elephant Man, Dune, Inland Empire), ensuite dans la bande dessinée contemporaine avec Melek Zertal (Together, Sleepless) ou Ugo Bienvenu (Préférence système, B.O comme un Dieu), et pour finir les mangas et les films d’animations japonais avec des auteurs comme Katsuhiro Otomo (Akira) ou encore Masaaki Yuasa (qui a adapté le manga Mind Game sous forme de film d’animation). Pour conclure sur le chapitre de ses inspirations, Martin évoque aussi les artistes et amis qu’il a rencontré lors de ses études et avec lesquels il travaille régulièrement. Ses références tout comme son travail correspondent à la description que Martin fait de son propre univers : « j’espère avoir un univers un peu varié, peut-être que c’est comme cela que je le définirais oui. ».

Le festival Quai des Bulles était et est toujours mon festival préféré. Beaucoup d’auteurs sont très abordables, l’ambiance y est agréable et il y a toutes sortes de beaux événements.

Martin a participé pour la première fois au concours Jeunes Talents en 2011 grâce à son papa, qui l’avait encouragé dans cette voie. Lui qui adorait dessiner mais qui n’imaginait pas en faire son métier, a été très surpris de gagner le prix de la catégorie moins de 16 ans.

Avec le recul je pense que ça a réellement changé ma vie.

Suite à sa victoire, Martin a pris confiance en ses capacités et a participé à d’autres concours organisés par divers festivals. Ces expériences l’ont fait réfléchir quant à ses souhaits de voies professionnelles. Il décide alors d’orienter ses études dans le milieu artistique et nous confie aujourd’hui, avec le recul nécessaire : « c’était un choix terrifiant pour moi, et je pense que ça ne me serait jamais venu à l’idée sans les encouragements de ce concours. »

Avoir l’approbation du jury du festival m’a donné sans doute une confiance en moi qui m’a bien servie pour continuer à dessiner,jusqu’à aujourd’hui !

Aujourd’hui toujours en étude, Martin travaille sur le film d’animation qu’il rendra et qui marquera la fin de ses années scolaires. Il nous confie « être enfin plus à l’aise » dans son dessin, ce qui lui permet d’envisager un projet de bande dessinée auquel il aimerait se consacrer au plus vite à la sortie de l’école. Ses souhaits pour l’avenir s’articulent autour de la création de longs-métrages
d’animation, qu’il aimerait écrire et réaliser, tout en se laissant du temps libre pour « travailler sur les projets fantastiques » de ses amis et des artistes qu’il admire.

Même s’il prend en compte la précarité des auteurs et autrices de bande dessinée, il est convaincu de « l’or brut » que possèdent les créateurs français dans ce domaine !


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Découvrez les planches dessinées par Martin Robic et récompensées par le concours Jeunes Talents, sur le thème « L’accélérateur de particules ».

 

 

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